Pour vous, la localisation est une étape encore un peu obscure ? Vous avez souvent entendu dire que c’est « de la traduction, mais pas que ! » sans vraiment savoir à quoi cela faisait référence ? Au cours de cette formation de 2 heures animée par Aurélie Perrin, vous allez enfin savoir : ce que c’est, ce qu’il faut préparer, quand et comment, à quoi il faut penser, à qui s’adresser. Vous repartirez avec des bases et des pistes de réflexion pour que cela se passe au mieux.

La formation aura lieu sur notre serveur Discord, mardi 25 juillet de 17h à 19h ! Nous avons posé à Aurélie quelques questions au préalable.


Faut-il traduire son jeu en anglais britannique ou américain ?

Les variantes « régionales », aussi appelées « locales » en anglais, servent à spécifier un marché pour commercialiser votre jeu. De la même façon qu’il existe des différences de langue et de culture entre les pays francophones, on retrouve bien évidemment ces mêmes différences dans les autres langues.

Quand le moment sera venu de traduire votre jeu en anglais, ou si vous écrivez en anglais dès le départ, on vous posera bien souvent la question : anglais britannique ou américain ? Pour répondre à cela, demandez-vous déjà quel public vous visez. Si c’est le marché américain, le choix semble plutôt évident. 

Mais n’oubliez pas non plus le contexte du jeu. Si l’action se déroule dans un château hanté au fin fond de la campagne anglaise, l’anglais britannique pourrait être plus approprié.

 

Quelle est la différence entre chinois simplifié et traditionnel ? Quelle variante choisir et est-ce vraiment important ?

Pour illustrer ce que sont les variantes, le chinois est souvent cité en exemple. En effet, il existe des différences à plusieurs niveaux entre ce que l’on appelle le chinois simplifié et le chinois traditionnel.
Ces deux variantes sont généralement utilisées en localisation pour couvrir deux ensembles de marchés spécifiques :
– chinois simplifié : Chine (continentale), Singapour et Malaisie principalement ;
– chinois traditionnel : Taïwan, Hong Kong et Macao principalement.
Donc, selon le marché que vous visez, assurez-vous d’opter pour la bonne variante.

Autre exemple qui peut vous concerner : les différences graphiques. Vous devrez avoir recours à des polices d’écritures distinctes pour chaque variante (exemple : Noto Sans Simplified Chinese et Noto Sans Traditional Chinese).
Si vous utilisez des polices personnalisées, assurez-vous que celles-ci permettent bien d’afficher tous leurs caractères respectifs. À savoir : utiliser une police d’écriture pour le japonais ne fonctionnera pas pour le chinois.

 

Comment indiquer les langues disponibles dans son jeu ?

À première vue, utiliser des drapeaux peut sembler simple et intuitif : drapeau français pour le français, drapeau italien pour l’italien, etc. Mais quel drapeau pour l’anglais ? États-Unis ? Royaume-Uni ? Et pour l’Amérique latine ?
En réalité, les drapeaux peuvent vite devenir une fausse bonne idée, surtout si vous proposez votre jeu en de nombreuses langues et variantes.
La meilleure solution reste d’écrire chaque langue en toutes lettres, et d’indiquer la variante correspondante le cas échéant. Minecraft est un bon exemple.

 

Qu’est-ce qu’on peut attendre de ta formation ?

Pendant cette formation, nous n’allons pas corriger l’anglais de votre page Steam ni réaliser votre étude de marché pour savoir dans quelles langues traduire votre jeu.
Vous verrez surtout les aspects techniques, pratiques et stratégiques pour optimiser votre temps et votre budget tout au long du développement de votre jeu.
De la préparation de vos fichiers de travail à l’assemblage du lockit en passant par le choix du ou des prestataires, vous aurez un aperçu du processus et de l’écosystème de la localisation, vous aurez de quoi partir du bon pied.

 

À quel public s’adresse-t-elle ?

Cette formation est “tout public”, même si, et surtout si, vous ne connaissez rien ou presque à la localisation, à tout ce que cela implique. L’objectif est de démystifier cette étape pour vous permettre de mieux y faire face le jour venu.

 

Pour finir, est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Aurélie Perrin, je suis traductrice spécialisée en jeux vidéo depuis presque 10 ans, mais aussi enseignante en master de traduction et membre active de plusieurs associations professionnelles.

En plus d’une licence LEA (langues étrangères appliquées), je me suis formée au fil des années en développement web, SEO, graphisme, techniques de localisation et relecture pour mieux appréhender la localisation de sites web, d’applications et de jeux vidéo.

Après plus de 8 ans en tant que freelance, j’ai cocréé cette année ma propre agence de localisation de jeux et de consulting, avec pour valeurs principales la transparence, le respect et l’éthique, aussi bien dans les conditions de travail que dans la rémunération et les tarifs.

À l’heure actuelle, j’ai traduit près d’une centaine de jeux, dont quelques AAA (la majorité sous NDA). Voici quelques exemples de projets sortis récemment que j’ai le droit de citer : Darkest Dungeon II, Bookwalker ou encore Oxenfree II.

Pour plus d’infos sur mon travail et la localisation
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